SCHÉMA 1 du livre L’ECO EN 40 SCHEMAS (Anastasia Melachrinos et Rémi Jeannin) disponible dans toutes les librairies.
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Retour en 1953 : cette année-là, les Nations Unies valident un outil qui va façonner la lecture de l’économie mondiale, le premier système de comptabilité nationale, ou SCN. Derrière ce jargon, une volonté : mettre de l’ordre dans la complexité, en découpant l’économie en grandes familles d’acteurs, appelées « secteurs institutionnels ». Rien d’anodin : chaque secteur incarne un groupe aux comportements économiques semblables, avec une fonction principale et une activité qui les distingue clairement des autres. C’est cette structuration qui donne encore aujourd’hui son squelette à la macroéconomie.
Pour s’y retrouver, ces secteurs institutionnels sont au nombre de six. Chacun joue un rôle bien défini, du foyer qui consomme à l’État qui régule, en passant par les entreprises qui investissent ou les banques qui irriguent le circuit financier. Cette classification n’est pas qu’une vue de l’esprit : elle dicte la manière dont on lit la croissance, la création de richesses et les flux de capitaux entre les différents rouages de la machine économique.
Ce diagramme fait partie des 40 schémas présentés dans le livre des schémas éco (The ECO EN 40 SCHEMAS). Découvrez l’ensemble des 40 diagrammes exclusifs dans notre ouvrage !
En un coup d’œil, ce schéma illustre la mécanique des secteurs institutionnels. Les ménages, premiers concernés, incarnent la consommation mais aussi l’épargne. Les sociétés non financières, elles, produisent biens et services. Les sociétés financières, banques, assurances, gèrent les flux monétaires. L’État, loin d’être un simple arbitre, intervient à chaque niveau : production, redistribution, consommation. Les institutions sans but lucratif au service des ménages complètent le tableau, tout comme le reste du monde, acteur silencieux mais déterminant, qui relie l’économie nationale à l’international.
On retrouve cette structuration dans chaque analyse macroéconomique, chaque tableau statistique. Elle permet, par exemple, de comprendre comment une crise financière se propage, ou comment la politique budgétaire d’un pays impacte la croissance. Prenons un cas concret : lors d’une récession, l’État peut injecter des fonds pour soutenir la demande, tandis que les ménages, confrontés à l’incertitude, réduisent leurs dépenses. Les sociétés financières, elles, durcissent l’accès au crédit. Le schéma rend visible ces interactions, là où les chiffres seuls ne suffisent pas.
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En quelques traits, ce schéma rappelle que l’économie n’est jamais l’affaire d’un seul acteur, mais d’une constellation d’intérêts, de stratégies et d’interdépendances. Savoir qui fait quoi, et comment tout s’imbrique, c’est déjà comprendre une part du monde qui nous entoure. Et parfois, cela suffit à changer le regard que l’on porte sur l’actualité ou sur ses propres choix.

