Comment soigner un Burn-out parental ?

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Connaissez-vous le Burn Out Parental ? Pour s’en tenir à un idéal de perfection, de nombreux parents se mettent beaucoup de pression. Nous aimerions être au top au travail, avoir un couple merveilleux et bien sûr devenir le meilleur des pères ou des mères. Du coup, de trop courir après l’impossible (parce que oui, je vous assure, c’est impossible !) , nous nous retrouvons vides, épuisés, à la fin du rouleau, physiquement et moralement. C’est un burn-out . CPMHK voulait en savoir plus sur ce tabou de la parentalité et nous avons lancé un appel à témoignages ! Beaucoup d’entre vous l’ont expérimenté ou le vivent actuellement et vous nous avez donné vos solutions pour aller mieux ou pour éviter d’y arriver. Merci encore pour votre aide !

🙏 Des signes qui ne trompent pas

Ceux qui en ont fait l’expérience en témoignent, les signes s’accumulent petit à petit.

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  • Au début, certains ressentent beaucoup de fatigue, de lassitude et parfois même de l’insomnie face à cet Everest inaccessible des choses à faire. Il y a aussi de l’irritabilité ou de l’impatience. C’est une phase d’épuisement physique et mental à laquelle vous pouvez passer, car nécessairement, être parent/femme ou bricoleur /cuisinier /compagnon /travailleur/ami/ etc., c’est beaucoup de travail !
  • Une deuxième phase de distanciation peut alors apparaître. Là, vous ne voulez plus voir ou être avec vos enfants. La mère et le père ne vont pas nécessairement le traduire de la même façon. On retrouve le côté de la dévaluation, de la perte d’estime de soi, du sentiment de ne pas pouvoir y parvenir (confiance en soi), des troubles du sommeil (trop ou trop peu, réveils fréquents…), de l’anxiété, de la dépression ou même dépression si elle s’installe avec le temps. Nous pouvons également trouver comportements d’évasion (ne pas vouloir revenir en arrière), comportements à risque ou comportements addictifs…
  • La dernière étape est la perte de l’épanouissement personnel. Nous n’avons tout simplement plus l’énergie de faire des choses qui nous font sentir bien, et ce quotidien nous épuise… Bref, on ressent une sorte de désintérêt généralisé (familial, faible libido, professionnel…). C’est comme si nous n’étions pas engourdis ou anesthésiés.

Retrouvez également notre article pour reconnaître l’épuisement maternel.

Bien sûr, de cette façon, on dirait que c’est évident. Et pourtant, quand on la vit, on a l’impression qu’elle va s’améliorer. Pour éviter cela lorsque vous commencez à reconnaître certains symptômes et plus à vous en sortir, l’important est de vous entourer, et si nécessaire bien sûr de consulter… Prenons toute l’aide que nous pouvons trouver, nous ne ferons que mieux (ou plus vite) !

Voici les solutions « anti-burn-out » proposées par les Cool Parents qui ont accepté de témoigner…

👉 Oubliez la perfection et laissez-vous aller !

Pour beaucoup d’entre vous, la première solution est d’arrêter d’essayer de tout rendre parfait, et finalement d’accepter de lâcher prise . Qu’il s’agisse du couple, du travail, du ménage ou de la vie quotidienne des enfants, apprendre à lâcher un petit ballast peut sauver des vies.

«  Ne cherchez pas à être parfait, avoir une bonne maison, avoir des enfants parfaits, des repas équilibrés à chaque fois, acceptez d’avoir un tas de linge qui dégoûte dans la salle de bain, un sol taché, etc. etc… Notre vie sera déjà plus facile ! » (Maman)

« Burn out, je sais… Peut-être est-ce aussi dû à la pression qu’on se met sur nous-mêmes (qu’on nous met) ? ! J’ai essayé d’être la mère parfaite, l’épouse parfaite, l’entrepreneur parfait… tout en même temps ! Un cocktail créé par tous les blogs, magazines et autres émissions de télévision qui sont censés nous faire culpabiliser, mais qui font absolument tout le contraire. Que dois-je faire pour obtenir ? En dehors de ça ? Lâcher prise… » (Lily)

« Je le savais… mais j’ai remonté la pente. Entre autres choses, avec la découverte de l’éducation bienveillante (ou de la pédagogie positive), et bien sûr mes enfants ont grandi, donc ça s’améliore. Je dirais qu’il faut d’abord être gentil avec soi-même, arrêter de se sentir coupable et se remettre du bon pied. Même si nous partons des milliers de fois avant de réussir, la patience et le lâcher prise sont priiiis ! Bon courage à tous. » (Rafika)

Prendre le temps de reprendre de l’énergie

Un autre défilé incontournable pour ne pas devenir fou : pensez à vous ! En tant que parents, nous avons tendance à ne penser qu’à nos petits, auxquels nous voulons naturellement donner la priorité. Mais la priorité ne signifie pas la totalité… Que ce soit pour faire du sport, de la méditation, prendre un bain ou passer des moments de détente en couple ou entre amis, il est essentiel de penser à vous-même et à votre plaisir. Comme le dit Morgane : « Comme sur dans l’avion, il faut parfois mettre son masque à oxygène pour mieux enfiler celui de son enfant… » Une analogie intéressante !

« Sans famille ni ami pour prendre la relève, j’étais toute seule. J’ai fait comme dans l’avion : j’ai mis mon masque à oxygène avant d’enfiler celui de mon fils . J’ai pris soin de moi et donc de lui : méditation, sophrologie, sport, temps pour moi, nouvel entourage attentionné, soutien, développement personnel, etc. Il avait 5 ans et nous allons bien maintenant. » (Morgana)

« Pas de véritable burn-out, mais la pression d’une mère solo depuis la naissance de Fiston 3 ans et demi. Des semaines de 50 heures, agent immobilier donc la pression du salaire qu’il fait… repas équilibrés, le chien, le ménage… soudain INTERDIT de penser aux tâches ménagères en rentrant à la maison à 19h30. De cette façon, je profite de Sonny et je me lève tôt le matin pour attaquer avec 45 minutes de yoga, pour ne pas trop subir ma journée, pour RESPIRER ! Et pour le reste, on essaie de mettre un pied devant l’autre ! » (Charlotte)

« Continuez à vous amuser, et pensez que tout évolue et que tout passe, même dans des moments difficiles… et ayez la certitude dans votre estomac que cela va le faire, parce qu’il le fera ! » (Surya)

«  Oh que oui, épuisement, fatigué de tout… Mes conseils pour m’en sortir ? Depuis peu, nous fabriquons des téléviseurs en amoureux une fois que les enfants sont au lit, je prends du temps pour moi. » (Christelle)

«  Le yoga… c’est relaxant, revigorant car finalement on se recentre sur soi-même ! Et en plus, vous pouvez le faire avec votre enfant ! (Elody)

Osez demander de l’aide pour sortir de l’épuisement

Honte, culpabilité, fierté ou embarras, nous n’osons pas toujours demander de l’aide. Qu’il s’agisse de s’ouvrir à votre conjoint (père ou mère) qui ne voit pas forcément ce que nous traversons , ou de demander aux grands-parents, amis et autres de nous aider en nous écoutant, en prenant la relève, ou même en prenant sur une baby-sitter ou une femme de ménage (même si cela signifie faire d’autres concessions !) , s’ouvrir et trouver de l’aide est également un moyen de briser la camisole de force du stress qui mène à l’épuisement professionnel.

« Garder une vie sociale , des amis, des choses que vous aimez, des gens (au moins 1 ?) qui peut prendre un week-end de temps en temps pour que nous puissions respirer (un peu…) » (Surya)

« Deux épuisements dans la même année ! La sophrologie, la méditation et surtout un partenaire qui écoute et qui a su réagir au bon moment. N’ayez pas peur de demander de l’aide ou même de parler à vos parents, à votre conjoint, à vos amis, à votre médecin et sachez comment lâcher prise (plus facile à dire qu’à faire…). » (Sabrina)

« Demander de l’aide peut également impliquer une consultation avec votre médecin généraliste, voire votre thérapeute (psychiatre, psychanalyste…). Il est parfois bon d’avoir une opinion externe et neutre sur notre situation et de se faire entendre. Cela peut entraîner un arrêt de travail, des anxiolytiques ou des antidépresseurs. (c’est le médecin qui juge). Vous devez également savoir qu’il n’y a pas de honte à avoir un « coup de pouce chimique » pendant un certain temps. Parce qu’au-delà d’un certain cours, la dépression est à un niveau de chimie cérébrale… » (Caroline)

Quand retourner au travail après un burn-out parental ?

Dans vos témoignages, la vie professionnelle a son rôle à jouer, mais pas de la même façon selon le profil. Pour certains, le retour au travail est un souffle, un accomplissement. Pour d’autres, le choix d’un temps partiel (4/5e ou mi-temps) facilite l’accès. Enfin, d’autres, au contraire, ont eu besoin d’un congé parental pour retrouver leur rythme et leur souffle. Quel que soit votre cas, l’essentiel est de vous écouter . Quand vous le pouvez, bien sûr.

« Un 4/5e en congé parental ! Tant pis pour la carrière et les sous, il faut essayer de profiter un peu parce qu’au final ce sont les meilleures années de notre vie, n’est-ce pas ? » (Alexandra)

«  Après 2 ans au fond du seau, la solution ? Revenez en arrière au travail ! ! » (Laura)

« C’est fou de voir comment cela dépend des gens. Au contraire, il m’a fallu un an de congé parental pour m’en sortir. C’est une bonne chose que chaque solution soit à votre place. » (Marion)

Considérez votre conjoint comme un allié !

En plus des moments romantiques vus ci-dessus, partager ses soucis et ses angoisses et surtout bien répartir les tâches peut grandement soulager la tension d’un parent. Sauf si le couple va mal, évidemment, comme le raconte Laure avec, disons, un certain humour… !

« Si papa est là, papa prend des congés, même un congé parental… Il fonctionne plutôt bien ! Et maman prend du temps pour elle, souffle… » (Transparents)

« Je pense qu’il est essentiel de partager QUOTIDIENNEMENT, au sein du couple, sur les événements cool et les plus difficiles de la journée de chacun. » (clémence)

« J’ai une excellente technique ! Il y a un an, j’ai quitté leur père… Plus d’épuisement ! Il fonctionne à merveille ! 😅 » (Laure)

En conclusion, éviter ou sortir de la brûlure parentale La sortie est possible…

En un mot de la fin, nous citerons le sage conseil de Mina : « Aimez-nous avant tout, car il y aura toujours quelqu’un ou quelque chose qui nous fera douter de nos capacités… Entoureons-nous des bonnes personnes. Il n’y a aucun moyen d’être le parent parfait et un milliard de façons d’être un bon parent ! »

Merci à tous pour vos idées, vos témoignages et vos conseils, ainsi que pour la gentillesse et la gentillesse dont vous vous êtes adressés les uns aux autres lors de vos échanges à la suite du débat !

Si vous avez besoin d’aide pour surmonter cette charge mentale, sachez que nous proposons régulièrement des programmes de soutien, tels que notre coaching « Osez vivre pleinement votre vie  » que vous pouvez découvrir ICI !

PS : Notons également le livre recommandé par Mam Ita, que je n’ai pas lu donc je ne peux pas vous dire s’il est bon, mais qui l’a apparemment bien aidée : Fatigue émotionnelle et physique des mères — Editions Odile Jacob

« J’ai eu un burn-out l’an dernier, c’était horrible. Moi, qui était toujours pressé de retrouver mon fils après le travail, je me traînais les pieds. Je ne voulais pas passer plus de temps avec lui, du moins plus toute seule. Cette morosité n’a cessé de se répandre, envahissant même ma vie professionnelle, ma vie amoureuse… J’étais devenu l’ombre de moi-même… Ce livre m’a ouvert les yeux. Ce n’était pas une révélation, mais cela m’a déjà permis de retourner sur terre. L’arrivée des beaux jours a également aidé. Les enfants traversent tellement de phases différentes, en si peu de temps, que le moral peut parfois atteindre des montagnes russes !

»

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