Les MST/IST chez les lesbiennes
Voici les infections les plus courantes pour les lesbiennes.
Les champignons
Les mycoses sont dues à des champignons, présents dans votre corps, et qui se développent en présence de certains traitements ou de maladies. Une transmission est toutefois possible lors de rapports sexuels : pénétration avec les doigts, échange d'objets sexuels, cunnilingus ou anulingus.
Les bactéries
Quant aux chlamydiæ, la transmission peut se faire de manière exceptionnelle lors du partage d'objets sexuels. Cette infection se développe avec peu de symptômes. Décelées à temps, les chlamydiæ se soignent facilement avec des antibiotiques.
Les virus
L'herpès existe sous deux formes : l'herpès labial (bouton de fièvre) et l'herpès génital. Ces virus se transmettent très facilement, par simple contact entre les muqueuses lors des rapports bouche-bouche, bouche-sexe, sexe-sexe, ou lors de l'échange d'objets sexuels. La transmission est possible dès l'éruption de la ou des vésicules et jusqu'à 2 semaines après la cicatrisation, ainsi que lors de la réactivation du virus. Il n'existe pas de traitements définitifs, ils permettent seulement de diminuer la fréquence et l'intensité des poussées.
Le papillomavirus (condylomes ou crêtes de coq) se transmet par contact des muqueuses. Il peut être à l'origine de condylomes de la vulve mais aussi d'infections virales du col qui peuvent évoluer vers une dysplasie* et un cancer du col de l'utérus. D'où l'importance du frottis qui permet de le dépister. Des méthodes de destruction des condylomes existent mais le virus reste présent dans l'organisme.
Le virus de l'hépatite B peut se transmettre par voie sexuelle (pénétration, cunnilingus) et plus exceptionnellement par le baiser.
* dysplasie : transformations cellulaires susceptibles d'évoluer vers un cancer.
L'utilisation de préservatifs masculins ou féminins lors de pénétrations vaginales et anales, des digues dentaires pour le cunnilingus et l'anulingus permet d'éviter tout risque de contamination par voie sexuelle.